Grippe aviaire H5N8 : près d’un million de canards abattus en France – Janvier 2017

« C’est bien le système d’élevage à échelle industrielle qui est fautif »

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Le 5 janvier 2017 – Source : notre-planete.info : 

Une nouvelle fois, l’élevage, véritable nid à virus, est infecté par la grippe aviaire. Le risque élevé de contamination des élevages français fort de ses centaines de millions de volatils ont poussé les autorités à planifier la suppression de près d’un million de canards. Histoire tristement banale de l’exploitation et du massacre du vivant pour sauver le business de l’industrie agro-alimentaire.

Depuis le 5 décembre 2016, plusieurs foyers d’influenza aviaire hautement pathogène (H5N8) ont été détectés dans des élevages du sud ouest de la France et sur des oiseaux de la faune sauvage dans le Pas de Calais et en Haute Savoie. Si ce virus, de la famille de la grippe A, est sans danger pour l’Homme, il se transmet très rapidement et facilement parmi les oiseaux.

La découverte de près de 90 foyers d’infection dans les élevages français poussent le ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt a relever le niveau de risque vis à vis de la maladie à « élevé » sur l’ensemble du territoire et a prendre des mesures radicales pour éviter un désastre national pour les éleveurs de volatils et notamment ceux qui exploitent 845 millions de poulets chaque année en France.

L’enjeu financier est important et le ministère a donc décidé de sacrifier préventivement 800 000 à 1,3 million de canards élevés principalement dans les régions françaises qui produisent du foie gras. Dans un premier temps, 151 communes dans le Gers, les Landes et les Hautes-Pyrénées sont concernées. Le Ministère de l’Agriculture vient d’annoncer que « cette phase de dépeuplement se déclinera à partir du 5 janvier et se terminera vers le 20 janvier 2017. » Objectif : « empêcher la progression de la maladie dans les zones qui ne sont pas encore stabilisées. »

Solution radicale : pour éviter la propagation du virus, on détruit, ses vecteurs et ses supports, ces canards qui sont élevés et gavés dans les pires souffrances pour satisfaire le palais de quelques nantis, attachés à une culture barbare et dénoncée dans le monde entier : le foie gras. Et cela n’émeut presque personne, sauf les éleveurs qui pourraient perdre un partie de leurs revenus et réclament déjà une juste indemnisation. Qu’ils se rassurent, « les opérations de dépeuplement seront financées par l’État. De même, les pertes liées à l’arrêt de la production pourront être indemnisées » indique le ministère de l’Agriculture.

Paradoxalement, ce sont tous les palmipèdes élevés en plein air -palmipèdes en parcours extérieur- qui seront tués, car ils sont plus susceptibles d’avoir été en contact avec des oiseaux migrateurs porteurs du virus. Les canards exploités dans des bâtiments pourront continuer de vivre quelques semaines dans la souffrance avant d’être abattus pour leur foie rendu malade.
Puis, « Cette opération de dépeuplement sera suivie par un nettoyage et une désinfection des bâtiments et des parcours. A l’issue de cette opération d’assainissement, le repeuplement de la zone nécessitera de définir des conditions strictes de biosécurité », précise le ministère de l’Agriculture dans ses communiqués.

L’élevage, l’antre de l’exploitation, de la souffrance et des pandémies

Les consommateurs de volatils peuvent également se rassurer : le virus H5N8 n’est pas contagieux pour l’Homme et « la consommation de volailles et de produits issus de volailles ne présente aucun danger » (viande foie gras et œufs) indique la préfecture des Deux-Sèvres où deux foyers de contamination viennent d’être détectés.

Une nouvelle fois, l’élevage français montre son vrai visage, celui de la souffrance, de la démesure, de l’aberration, de l’absence de considération pour le vivant.
Seul « réconfort », la chasse au gibier d’eau d’élevage est interdite, ainsi que les lâchers de gibier à plumes, de canards colvert et de pigeons.

Rappelons que la domestication et l’élevage sont à l’origine de la plupart des pandémies qui ont décimé les populations humaines. Pire, « la quasi-totalité de nos maladies épidémiques actuelles résulterait de la mutation de germes affectant les cinq espèces principales d’animaux domestiqués au Néolithique » (Le Beau Livre de la Préhistoire – De Toumaï à Lascaux 4).
Or, les virus de type « grippe A » ont la particularité de muter très rapidement, rendant tout vaccin obsolète. Souvenons-nous, il y a 10 ans, l’épizootie de grippe aviaire H5N1 semait la panique dans le monde entierDemain, c’est sans aucun doute l’élevage et ses pratiques qui causeront une nouvelle pandémieA nous de prendre les bonnes décisions dans notre assiette !

Le 5 janvier 2017 – Source : notre-planete.info: 


« C’est bien le système d’élevage à échelle industrielle qui est fautif »

Publié le 18/01/2017 à 12h46 par SudOuest Pau :
La Confédération paysanne du Béarn « dénonce l’industrialisation de la filière palmipède/volaille et défend l’autonomie des fermes qui produisent un produit de qualité sanitairement sûr.

« Face à la recrudescence des épidémies, les oiseaux sauvages ne peuvent être tenus pour seuls responsables de la contamination des élevages. C’est bien le système d’élevage à échelle industrielle qui est fautif !« , explique la Confédération paysanne du Béarn, dans un communiqué. »Ce système nécessite une segmentation de l’activité d’élevage et oblige à un transport important d’animaux vivants. Voilà la vrai cause de la grippe aviaire… »

La Confédération paysanne du Béarn, qui « dénonce l’industrialisation de la filière palmipède/volaille et défend l’autonomie des fermes qui produisent un produit de qualité sanitairement sûr », demande à ce que les paysans soient « indemnisés rapidement pour que les fermes ne disparaissent pas ».

Face à la crise de la grippe aviaire, la Confédération paysanne du Béarn liste des solutions : « Des-intensifier les exploitations, rallonger la période d’élevage, travailler sur des souches plus résistantes. Les paysans sont prêts à les mettre en place mais en contrepartie, une meilleure rémunération des producteurs est nécessaire. Les paysans doivent se réapproprier les prises de décision auprès des groupements car ils ne les défendent pas lors des crises ».

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