PÉTROLE : VERMILION VA CRÉER 20 NOUVEAUX PUITS EN BÉARN

La République des Pyrénées – Par Éric Normand, publié le 19 novembre 2014

S’il évalue encore le rendu des études conduites dans le Vic-Bilh, le groupe canadien compte doubler le nombre de ses puits d’ici un an.

Après avoir optimisé et rénové des puits pétroliers existants, la société Vermilion prépare la seconde étape de ses investissements en Béarn.

Riche de nouvelles études, le groupe canadien, spécialisé dans l’exploitation de gisements mâtures voire en fin de vie, serait ainsi décidé à créer une vingtaine de nouveaux puits au sein du champ du Vic-Bilh, dont il a repris la concession à Total il y a trois ans. « Entre 20 et 25 précisément. Ces travaux pourraient être conduits fin 2015 ou début 2016 », confirme le porte-parole de Vermilion en Europe, Jean-Pascal Simard. Soit un peu plus tard que ce qu’espérait initialement l’entreprise, dont le siège européen est à Parentis, dans les Landes.

« Nous sommes encore en train d’évaluer les résultats de l’étude géotechnique que nous avons conduite en 2013. » Mais les premières données recueillies augurent d’un potentiel prometteur pour un gisement découvert en 1979, opéré par Elf puis Total, et dont Vermilion estime « que seuls 10 à 20 % ont été exploités jusqu’à présent ».

Des forages sur les plates-formes existantes

Le groupe a donc lancé la procédure auprès de l’administration du ministère de l’Écologie pour que les dossiers soient rapidement instruits. L’enquête publique pourrait par exemple s’ouvrir en début d’année 2015. Vermilion indique par ailleurs que les forages seront effectués sur les plates-formes existantes, concentrées sur quelques villages du canton de Garlin, à l’est de l’A65.

Difficile, par contre, de dire quel volume de pétrole pourrait être espéré à l’issue de ces nouveaux forages. « On en saura plus après avoir foré. » Notons que Vermilion a, par la seule optimisation des 24 puits existants, déjà fait passer la production d’un millier à 2 200 barils par jour (1). Le champ du Vic-Bilh est même devenu le cinquième plus prolifique de France (2) et le troisième du bassin aquitain. Seule certitude, le nombre de puits d’exploitation devrait doubler. Sachant que si rien n’est fait, la production s’épuise naturellement d’environ 15 % par an.

La production de gaz relancée pour Lacq

Cet horizon pétrolifère pour le Nord-Béarn est complété par une autre ambition : celle de maximiser la production de gaz naturel. Ce gaz, dont la présence est liée à celle du gisement de pétrole, aurait été trop peu exploité auparavant. Voire négligé. Vermilion croit toutefois en son potentiel et s’apprête à investir 13 millions d’euros cette année pour moderniser les puits idoines. Avec un débouché tout trouvé : celui de la plate-forme de… Lacq. « Nous allons travailler avec Sobegi (le gestionnaire des plates-formes de Mourenx et Lacq, NDLR) afin de lui fournir du gaz dès l’an prochain. »

De fait, le gazoduc (pipeline) qui existe entre le Nord-Béarn et Lacq, toujours en bon état, ne demande qu’à être réutilisé. De quoi compléter utilement la production résiduelle conservée (projet LCC 30) à Lacq pour alimenter les industriels (Toray, Arkema, Abengoa…) présents in situ.

(1) Vermilion produit 12 000 barils par an sur le territoire français où il emploie 180 salariés.

(2) Après ceux de Parentis (Landes), Cazaux (Gironde), Champotran (Seine-et-Marne) et Itteville (Essonne).

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