SANTÉ à LACQ: CIRCULEZ, IL N’Y A RIEN à VOIR !

La République des Pyrénées – le 14 octobre 2016

Le comité de suivi des questions de santé sur le bassin de Lacq est installé au siège de la Communauté de commune Lacq-Orthez, à Mourenx. La presse a été priée de quitter les lieux. Tant pis pour la transparence…

Il est 15 heures, ce vendredi à Mourenx. La séance d’installation du comité de suivi du bassin de Lacq s’ouvre au siège de la communauté de communes de Lacq-Orthez (CCLO), à Mourenx. La salle du conseil est considérablement garnie. « Preuve que la question est importante », glissera en introduction le préfet des Pyrénées-Atlantiques Eric Morvan.

« Rien n’est pire que de laisser penser qu’on est maintenu dans l’ignorance des risques sanitaires. »

Juste avant, le président de la CCLO, Jacques Cassiau-Haurie, a ouvert cette séance d’installation sur le thème de la transparence en matière d’impact sanitaire et environnemental de l’activité industrielle sur le bassin de Lacq. « Cette instance doit favoriser l’information au public, déclare-t-il. Rien n’est pire que de laisser penser qu’on est maintenu dans l’ignorance des risques sanitaires. »

Moins de 20 minutes après l’ouverture de la séance, alors que le préfet Eric Morvan commence à s’exprimer, le photographe et le rédacteur de La République des Pyrénées vont être priés de quitter la salle, sur consigne de la secrétaire générale de la préfecture.

Il est question de santé publique

On résume : on donne naissance à un comité de suivi des impacts sanitaires et environnementaux de l’activité industrielle sur le bassin de Lacq, où il va donc être question de santé publique, dans l’objectif affiché d’assurer une meilleure information des populations.  En toute transparence. Mais la simple installation de ce comité, pour en connaître les missions, le fonctionnement et la régularité de ses réunions, par exemple, est donc fermée à la presse. Pas de quoi rassurer sur la fin de l’opacité sur le dossier de Lacq, notamment en ce qui concerne les odeurs ressenties à nouveau de façon importante par les habitants.

Le comité de suivi doit fusionner les deux structures pré-existantes : le comité local d’information et de concertation (CLIC), chargé de l’’élaboration du Plan de Prévention des Risques Technologiques (PPRT) et le Secrétariat permanent pour la prévention des pollutions industrielles (SPPPI), instance de concertation réunissant (une fois par an) préfecture, industriels, associations de protection de l’environnement, usagers et syndicats de salariés du Bassin de Lacq. 

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