BASSIN DE LACQ : LES INDUSTRIELS CHERCHENT D’Où VIENNENT LES ODEURS

La République des Pyrénées – le 4 janvier 2017

Après la recrudescence des signalements d’odeurs et d’effets physiologiques, fin août 2016, par les riverains du bassin industriel de Lacq, les industriels continuent leurs investigations pour trouver la source du problème. 

Fin août 2016, les riverains du bassin industriel de Lacq avaient multiplié les signalements d’odeurs et d’effets physiologiques (irritation cutanée et des yeux, picotement sur la bouche et le nez, gênes respiratoires, etc) dont ils étaient victimes. En conséquence, les industriels d’ASL Induslacq avaient lancé une série de mesure pour identifier la – ou les – source(s) du problème. En ce début 2017, ils annoncent chercher encore.

Dans une lettre adressée aux riverains et datée de décembre 2016, les industriels font le point sur leurs recherches. En premier lieu, ils soulignent la « réduction significative des signalements » de la part des habitants, mais concèdent « la persistance des effets physiologiques« .

Les industriels ont effectué plusieurs investigations…

Concernant leurs investigations, ils indiquent s’être « focalisés » sur une recherche de « dysfonctionnements éventuels » des usines en analysant des « variation de paramètres ». Approche « qui n’a pas permis  de trouver des explications » aux phénomènes. Une campagne de prélèvements dans les panaches de l’Unité de Revalorisation de Souffre Arkema a été effectuée ainsi que pour les torches Sobegi et Arkema. Les résultats « ne permettent » pas de faire le lien avec les effets ressentis par les riverains. Toujours pour les torches, les industriels indiquent « qu’un important travail d’optimisation » du fonctionnement a été réalisé.

Ces derniers ont « missionné » un laboratoire expert dans l’analyse environnementale, utilisant « les technologies les plus en pointe », capables de « mesurer des composées chimiques à l’état de traces infimes dans l’air ambiant ». En complètement de ce dispositif, une « approche médicale » a été engagée, pilotée par l’Agence Régionale de Santé (ARS) avec le « concours d’un groupe de huit riverains mobilisés et volontaires ». Riverains aussi mis à contribution, avec vingt salariés des industriels, pour la création du Réseau Sentinelle.

… sans trouver la source des nuisances, pour l’instant

A noter également que les arrêts programmés des installations pour une maintenance en octobre 2016 – qui s’étalaient sur huit semaines – « n’ont pas mis en évidence » une source potentielle de nuisances. Les industriels indiquent, en effet, que le nombre de signalements est resté « constant » durant cette période.

Pour conclure, les industriels soulignent vouloir poursuivre leurs « échanges constructifs » avec les riverains, par l’intermédiaire de l’association ARSIL, « prendre en compte » les éléments apportés par le Réseau Sentinelle et « rester à disposition » de l’ARS concernant l’approche médicale du dossier.

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