DÉCHETS NUCLÉAIRES à BURES: NOUVELLE VICTOIRE POUR LES OPPOSANTS

Le Figaro – le 28/02/2017

Le tribunal administratif de Nancy a annulé, ce mardi, la délibération du conseil municipal de Mandres-en-Barrois qui avait permis à l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs d’acquérir le bois Lejuc où seront enterrés les déchets toxiques.

Les antinucléaires savourent leur nouvelle victoire, sans doute la plus importante depuis qu‘ils s’opposent au pharaonique projet d’enfouissement national de déchets nucléaires dans la Meuse près de Bure. Le tribunal administratif de Nancy a annulé, ce mardi (lien PDF), la délibération du conseil municipal de Mandres-en-Barrois qui avait, en juillet 2015, permis à l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) d’acquérir le bois Lejuc où seront justement enterrés les rebuts toxiques.

Les juges qui ont relevé l’existence d’un vice de procédure dans les conditions de ce vote réalisé à bulletin secret donnent quatre mois à la commune pour régulariser la situation. À défaut et passé ce délai, l’Andra ne sera plus propriétaire du bois comme l’espèrent les opposants à ce projet qui jouant la montre multiplient les recours pour empêcher ce stockage sous terre.

«Pas de blocage» ou paralysie du projet?

D’ailleurs pour ces derniers, rien ne dit que le maire de Mandres-en-Barrois qui avait eu la majorité pour céder le bois Lejuc l’obtiendra de nouveau. «Les opinions changent. Si le village au début n’était pas opposé à l’enfouissement, certains habitants reviennent sur leur position», assure-t-on parmi les antinucléaires.

Du côté de l’Andra on prend note de cette décision. «En tout état de cause, quelle que soit l’issue de l’affaire, cela ne signifie pas pour autant le blocage du projet, et encore moins son arrêt», assure-t-on. Ainsi et en vue d’un fonctionnement du site en 2025 à titre expérimental , l’Andra va déposer l’an prochain la demande d’autorisation de création (DAC) du projet.

Pour l’heure, l’agence doit néanmoins faire face à la paralysie du chantier en cours. Les travaux préparatoires qu’elle doit à tout prix mener dans le bois Lejuc ne peuvent avoir lieu. Des occupants qui s’y sont installés depuis plus mois empêchent à chaque fois les pelleteuses de fonctionner. Le tribunal que l’Andra a saisi se prononcera le 5 avril prochain sur d’éventuelles expulsions.

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