POLLUTION DU BASSIN DE LACQ : LES CAUSES DEMEURENT INCONNUES

Sud-Ouest – le 15/07/2017 :

L’association Sepanso y lit un aveu d’impuissance des industriels face à une détresse croissante des riverains.

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« Des solutions, ils n’en trouvent pas. »

Cri de colère d’un riverain de la zone industrielle de Lacq. L’épiderme de ses bras est marqué de cicatrices rondes comme des brûlures de cigarettes. Depuis 2015, les habitants de Lacq et des communes aux alentours du site se plaignent d’odeurs piquantes et présentent des symptômes physiques inquiétants (langue qui gonfle, irritations, étouffements).

Mardi 11 juillet, s’est tenue la quatrième réunion d’information avec les élus locaux, les représentants de l’État et les industriels à destination des riverains, à la mairie de Lacq. Frustrations et incompréhensions alors que les dernières analyses n’ont pas pu montrer de corrélation entre un incident chimique et les maux des Lacquois.

Une recrudescence des maux

« Malgré les améliorations, les gens souffrent, ils veulent au moins savoir de quoi », a tonné Sylvie Merle-Vignau, secrétaire de la Fédération des sociétés pour l’étude, la protection et l’aménagement de la nature (Sepanso). L’association est venue montrer son soutien à la grosse vingtaine d’habitants présents à la réunion. Ils n’ont pas été conviés à la discussion qui s’est tenue à huis clos.

L’arrêt de l’unité de revalorisation de soufre a peut-être été à l’origine du répit de cinq mois qu’ont connu les habitants de Lacq. Mais depuis le début de l’été, les brûlures et les sensations d’étouffement ont repris de plus belle.

Pour l’instant, les trois campagnes d’analyse de l’air n’ont rien montré d’anormal a rappelé Yannick Lefichant, détaché comme coordinateur de la médiation entre les entreprises et les riverains. Une nouvelle analyse serait prévue. Le maire de Lacq-Audéjos a précisé que « des solutions seraient trouvées dès que la cause du problème serait détectée ». À ce jour, le site répond aux normes des meilleures techniques disponibles (MTD) pour limiter la pollution.

Des mesures insuffisantes, selon l’association, qui prie les pouvoirs publics d’explorer d’autres hypothèses, dont celle que Patrick Mauboules, de la Sepanso, a appelé « l’effet cocktail ». « Aujourd’hui, les 20 entreprises présentes sur le complexe pétrochimique manipulent 140 molécules. Toutes les interactions ne sont pas connues des scientifiques. »

Autre possibilité soulevée, celle de l’hypersensibilité des habitants de la zone, exposés depuis des années aux émanations des usines. « Dans tous les cas, il y a quelque chose qui est alarmant. Si toutes ces personnes, habituées aux odeurs depuis des décennies se plaignent, il faut s’inquiéter », conclut Sylvie Merle-Vignau.

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