NORD-BÉARN : LA SOCIÉTÉ INVESTAQ RENONCE à SES FORAGES PÉTROLIERS

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Sud-Ouest – le :

Le directeur de la société située à Garos indique que la décision n’est pas liée à la mobilisation contre le projet. Le résultat des études sismiques n’est simplement pas conforme aux attentes.

L’information est confirmée par le directeur de la société. Investaq renonce à ses forages pétroliers à Garos, en nord-Béarn.

« Effectivement, nous renonçons, confirme le directeur d’Investaq, Christian Sage. Cette décision n’est aucunement liée à la mobilisation des opposants. C’est simplement que les études sismiques réalisées ces derniers mois n’ont pas eu le résultat escompté. Il y a beaucoup trop d’incertitudes sur le fait de trouver oui ou non du pétrole. »

L’exploration du sous-sol béarnais avait été autorisée avant la loi hydrocabures. A Garos, les riverains et agriculteurs locaux s’étaient mobilisés contre ces recherches.

La société Investaq va désormais libérer le site, nettoyer et rendre les terres en état de culture.

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RECHERCHE D’HYDROCARBURES à GAROS (64) : INVESTAQ SONDE LE SOL SANS L’ACCORD DES HABITANTS

Sud-Ouest – le :

Au moins deux plaintes sont déposées à l’encontre de la société Investaq Énergie après que celle-ci s’est introduite sur les terres d’habitants de Garos, sans autorisation préalable.

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Des riverains du Soubestre s’opposent à la recherche d’hydrocarbures depuis le début de l’été

(…) une plainte avait été déposée à l’encontre de la société Investaq Énergie pour violation de la propriété privée à Garos. »Ils sont passés sous le fil barbelé et ont déposé leurs géophones pour récolter des données sur les sols. On en a retrouvé quatre dans le champ« , décrit désabusée la première plaignante.

Une deuxième plainte devrait être déposée ce mardi 7 août pour le même motif. Cette fois, l’individu indique que la société Investaq « s’est bien introduite sur ses terres à deux reprises depuis la fin juillet. Et ce malgré son refus préalable qu’ils le fassent« .

Pourtant le 28 juillet dernier, Christian Sage, directeur exécutif d’Investaq Énergie nous avait certifié « qu’aucun relevé ne se ferait sur des propriétés privées sans accord préalable des propriétaires ».

Des riverains du Soubestre s’opposent à la recherche d’hydrocarbures depuis le début de l’été.


Sud-Ouest – le :

RECHERCHE D’HYDROCARBURES à GAROS (64) : INVESTAQ FAIT SON MEA-CULPA

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Cet homme a retrouvé un piquet puis un caillou bleu servant de marquage pour la pose de futurs géophones sur son terrain

Après le dépôt de deux plaintes pour violation de la propriété privée à Garos, Investaq et ses sous-traitants reconnaissent des erreurs dans la pose de capteurs sismiques.

« Effectivement, une erreur a été commise. Je vais demander aux agents que cela ne se reproduise pas », certifie Christian Sage, directeur exécutif d’Investaq Énergie. Des excuses qui font suite au dépôt de deux plaintes, lundi matin et hier après-midi, par deux habitants de Garos pour « violation de la propriété privée ». Ils reprochent à la société Gallego Technic Geophysics, un des sous-traitants d’Investaq de s’être introduit sur leur propriété sans aucune autorisation.


Sud-Ouest – le :

GAROS (64): INVESTAQ ET GALLEGO S’AFFAIRENT à LA POSE DE CAPTEURS SISMIQUES

Investaq Garos

À Garos, l’installation des géophones (capteurs sismiques)

Depuis la semaine dernière, la société Gallego Technic Geophysics installe des géophones (capteurs sismiques)

sur 14 communes du Nord-Béarn dont Garos. 4 000 capteurs

destinés à sonder les sols seront installés dans les prochaines semaines. Quelques fois, cela a été fait sans l’accord des propriétaires. Les sociétés Investaq et Gallego s’en sont excusées ce mardi après-midi. Des lettres d’excuses auraient également été envoyées.


La République des Pyrénées – le 6 septembre 2018 :

Les pneus de plusieurs camions vibrateurs à la recherche d’hydrocarbures dans le nord Béarn ont été dégonflés dans la nuit. 🙂

eric-petetin-a-ete-une-nouvelle-fois-interpelle-ce-jeudi-matin.jpgAction menée par les amis ‘citoyens de la Terre’ dont Eric Pétetin.

Ce jeudi matin peu après huit heures, à Fichous-Riumayou, les employés de la société Gallego Technic ont eu la surprise de découvrir que leurs camions vibrateurs avaient les pneus dégonflés : impossible donc de poursuivre dans la matinée les sondages des sols du nord Béarn dans le cadre de la recherche d’hydrocarbures.

Sur les six camions, quatre actifs et deux de remplacement, neuf pneus avaient été dégonflés.

L’EXPLOITATION DU GAZ DE SCHISTE ACCROîT CONSIDÉRABLEMENT LE RISQUE SISMIQUE

Sciences & Avenir – le 27.04.2016 :

Une carte de la sismicité aux États-Unis conduite par des chercheurs de l’USGS montre une augmentation du risque sismique lié à la fracturation hydraulique.

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Des ouvriers sur une plateforme d’exploitation des gaz de schistes au Texas, le 21 janvier 2016 ©AFP

Les chercheurs de l’USGS (l’institut des études géologiques aux États-Unis) ont publié une carte prévisionnelle des tremblements de terre pour 2016 dans le Pays. Nouveauté par rapport au précédent rapport (publié en 2014), les prévisions prennent en compte non seulement les tremblements de terre d’origine Naturelle (liés au mouvements des plaques tectoniques), mais aussi ceux liés aux activités humaines. C’est à dire les activités minières ou l’exploitation des gaz de schistes.

Leur conclusion est sans appel : « dans les régions où sont localisées ces activités, le taux de secousses sismiques a considérablement augmenté « 

assurent les chercheurs. Et ce, particulièrement depuis 2010, date à partir de laquelle les forages se sont multipliés notamment dans le centre et l’est des États-Unis. L’Oklahoma, le Kansas, le Colorado, le Nouveau Mexique, le Texas, et l’Arkansas seraient particulièrement concernés. D’après cette étude, 7,9 millions de personnes vivraient dans ces zones sujettes à un accroissement considérable du risque sismique. « Plusieurs tremblements de terre ont d’ailleurs eu lieu récemment à proximité de puits. Par exemple dans la ville de Prague (Oklahoma) en 2011, un séisme a été enregistré avec une magnitude de 5,6 » relate l’étude qui cite par ailleurs de nombreux autres exemples. Les activités de fracturation hydraulique mises en place pour récupérer le gaz emprisonné dans le schiste sont en effet très génératrices de secousses souterraines. Le procédé consiste en effet à injecter un liquide à une pression si forte qu’elle permet de fissurer la roche pour en extraire le gaz emprisonné dans des poches.

Carte prévisionnelle des risques sismiques en 2016 aux États-Unis.

Évolution du nombre de séismes (magnitude cumulés) en fonction des zones géographiques considérées aux États-Unis. Images extraites de la publication.

Les secousses sismiques engendrées par ces activités peuvent monter assez haut sur l’échelle de Richter. Au Canada, un séisme de magnitude 4,4 avait ainsi été enregistré dans la région nord-est de la Colombie-Britannique en août 2014. Les chercheurs rappellent toutefois que leur carte prévisionnelle peut facilement être remise en cause au gré des décisions politiques ou des modifications des activités industrielles. 

FORAGES D’HYDROCARBURES : DES INQUIÉTUDES S’EXPRIMENT EN BEARN

La République des Pyrénées – le 4 mai 2018 :

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Une trentaine de manifestants pacifistes ont accueilli les élus invités à Mazerolles par la société Investaq.

Alors que la société Investaq entend exploiter cinq puits à Fichous et Garos, une trentaine de manifestants ont exprimé leur opposition auprès des maires concernés.


Sud-Ouest – le

Recherche de pétrole : Investaq veut rassurer

La société a obtenu l’autorisation de sonder le sous-sol pour d’éventuels forages. La démarche d’explication commence.

marine-di-matteo-et-christian-sage-de-la-societe-investaq-a-idron.jpgLa société Investaq Énergie a pris son bâton de pèlerin pour expliquer ce qui va se dérouler cet été sur le territoire de 14 communes du Nord Béarn. Jeudi, elle a rencontré tous les maires, à Mazerolles, en compagnie d’élus du département.

1980 : FORAGE à L’HORIZONTALE EN BÉARN … & GAZ DE SCHISTE

LE MONDE | :

1980 : Un forage à l’horizontale réussi à Lacq

LACQ

Le Bassin de Lacq en 1957 Crédit photo : Louis Bachoué

‘La Société nationale Elf-Aquitaine (S.N.E.A.) et l’Institut français du pétrole (.I.F.P.), associés pour l’opération, viennent de réussir un forage à l’horizontale dans la couche productrice de pétrole de Lacq supérieur (Pyrénées-Atlantiques). C’est la première fois en Europe occidentale qu’un tel succès est enregistré.

Le forage de Lacq supérieur a commencé par être exécuté « banalement » à la verticale, sur une hauteur de 78 mètres. Ensuite, le puits a été progressivement dévié de 1 degré par 10 mètres forés, selon les techniques classiques pour ce genre d’opération (le Monde du 21 juillet 1979).

Parcourant ainsi un arc de cercle de 573 mètres de rayon, le puits a atteint le toit de la couche productrice à 643 mètres sous la surface du sol, le forage ayant alors une longueur de 811 mètres et une inclinaison de 70 degrés par rapport à la verticale. Le forage dévié a encore été continué jusqu’à ce que le trépan soit parvenu à la profondeur de 663 mètres sous la surface du sol.

À partir de ce point, le forage a été continué à l’horizontale sur une longueur de 170 mètres, le poids sur le trépan étant, comme dans les opérations plus classiques, obtenu par la seule gravité transmise par le train de tiges. Son extrémité était à une distance horizontale de 792 mètres à partir de la verticale passant par le haut du puits. La longueur totale du forage a été de 1086 mètres.

Sur le tracé horizontal trois carottes de 8 à 10 mètres de longueur totale ont été prélevées ; la dernière a même permis de comprendre que le forage était en train de sortir de la couche productrice, qui a la forme d’un anticlinal.’


LE MONDE | :

1981 : Le forage horizontal se perfectionne

‘Des essais d’exploitation du petit gisement pétrolier de Lacq Supérieur devraient commencer prochainement grâce au deuxième forage à l’horizontale que la Société nationale Elf-Aquitaine (S.N.E.A.) et l’Institut français du pétrole (I.F.P.) ont réussi récemment.

Un premier forage, progressivement dévié jusqu’à devenir horizontal, avait été réussi en 1980 sur le même gisement (le Monde du 21 août 1980). (…)

FORAGE-HORIZONTAL

En 1980, le parcours horizontal du forage était long de 170 mètres. Cette année, il est de 370 mètres. Le drain installé en 1980, dans la couche productrice, avait une longueur de 275 mètres. Cette année, il est long de 480 mètres. Au cours du forage de 1981, des mesures, quasiment faites en continu, ont permis de savoir à tout moment où était le trépan. Ces mesures de trajectographie ont été faites par deux systèmes : Téléco, mis au point par la S.N.E.A., transmet les informations sous forme d’impulsions imprimées au débit des boues qui circulent dans le forage ; Azintac, conçu par l’I.F.P., utilise un câble coaxial qui passe dans les boues. En outre, le système Télévigile, dû lui aussi à l’I.F.P., transmettait par câble (le même que pour Azintac) tous les renseignements sur le poids et le couple de torsion appliqués à l’outil de forage.

Enfin, pour la première fois dans un puits horizontal, ont été faites les mesures (les diagraphies) qui permettent de déterminer la nature, la porosité et la perméabilité de la roche-réservoir et la nature des fluides (hydrocarbures ou eau) qui remplissent les pores de la roche-réservoir.


L’OBS : le Publié le 28 mars 2013 :

Gaz de schiste : désormais, on ne fracture plus la roche, on la « masse »

70b7b7ce1352bf51e0f72383a8e9b26e.jpgLes pétroliers sont-ils les nouveaux « masseurs » de la roche ? Le 30 juin 2011, le parlement français interdit l’utilisation de la technique de fracturation hydraulique pour explorer et exploiter les gisements de gaz et de pétrole en France. Pour autant, les défenseurs de l’environnement ne désarment pas, car les industriels n’ont pas abandonné l’idée de fracturer la roche. Plus discrètement, avec d’autres mots.

« Massage » : « une idée », dit le PDG de Total

Les professionnels préparent la communication de demain. Car tout l’enjeu est là, il s’agit de reprendre la main sur la bataille des mots, et les industriels parlent désormais non plus de fracturer la roche mais de la « stimuler ».

« Du foutage de gueule »

Rue89 a contacté Séverin Pistre, hydrogéologue et professeur à l’université Montpellier-II. Il est formel sur ces nouvelles dénominations :

« La stimulation hydraulique, c’est un terme générique qui englobe la fracturation. Niveau concept et niveau recherche sur les huiles ou gaz de schiste, c’est la même chose. Pour être direct, le “massage de la roche”, c’est quand même un peu du foutage de gueule. »

Selon le scientifique, cette technique visant à augmenter la perméabilité de la roche pour extraire les ressources qu’elle renferme a toujours les mêmes conséquences : 

« On évacue le terme, mais pas les problèmes en surface et en profondeur. On mobilise toujours le méthane, lui-même polluant, qui va fuir dans les nappes d’eau ou en surface. »

Son verdict est sans appel :

« Si vous me demandez s’il existe une technique opérationnelle pour extraire le gaz sans fracturer, la réponse est non. »

(…) L’industrie cherche à repérer tous les emplacements des huiles et gaz de schiste, afin de se tenir prête le jour où l’actuelle législation changera.

La mise en exploitation sera d’autant plus simple que de nombreux permis de recherches autorisent les forages de puits horizontaux, comme pour la technique de fracturation hydraulique.

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Une com’ ultratransparente et qui rassure

La communication s’affine donc, pour ne pas brusquer.

Ainsi, Hess Oil France, détenteur de nombreux permis d’exploration dans le Bassin parisien, joue la transparence et communique à propos de ses activités sur son site Internet. L’entreprise organise même des journées portes ouvertes sur ses sites d’explorations et filme l’événement (…)’