Ecologie 64 / L'OURS, LE RENARD & LA CHOUETTE

POUR L’ABOLITION DE LA CHASSE à COURRE

Fondation 30 Millions d’amis :

En finir avec les pratiques cruelles

CLIQUEZ ICI POUR SIGNER LA PÉTITION

Chasse-à-courre-manif

‘A l’attention du ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot.

Au 21e siècle, il n’est plus tolérable d’autoriser la chasse à courre, une pratique barbare et extrêmement cruelle pour les animaux. La vénerie, consiste en effet à poursuivre un animal à cheval et avec des chiens jusqu’à l’épuisement de celui-ci pour ensuite le tuer à l’arme blanche.

Il est évident que les animaux ainsi poursuivis pendant des heures subissent un stress important et connaissent une mort sanglante !

Aujourd’hui, cette tradition ne subsiste que pour le plaisir de quelque 450 équipages qui s’obstinent à perdurer cette sauvagerie déjà abolie par de nombreux pays.

Un cerf abattu dans un jardin privé .jpgD’autre part, alors que l’article L422-1 du Code de l’environnement dispose que « Nul n’a la faculté de chasser sur la propriété d’autrui sans le consentement du propriétaire ou de ses ayants droit. », l’article L420-3 du Code de l’environnement annonce lui clairement qu’ « Achever un animal mortellement blessé ou aux abois ne constitue pas un acte de chasse »… Autrement dit, les chasseurs peuvent poursuivre leur traque même sur une propriété privée si l’animal est épuisé ou blessé.

 

Cerf abattu dans jardin privé

« En signant cette pétition, je m’associe à la demande de la Fondation 30 Millions d’Amis pour que l’article L. 424-4 du code de l’environnement soit ainsi modifié : à la première phrase du premier alinéa, les mots : « soit à courre, à cor et à cri, » sont supprimés ; et qu’il soit complété par un alinéa ainsi rédigé : « À compter du XX/XX/XXXX, il n’est plus délivré aucune attestation de meute destinée à l’exercice de la chasse à courre, à cor et à cri. Je m’associe également à la démarche de la Fondation 30 Millions d’Amis visant à remettre en cause le droit de suite par l’abrogation pure et simple de l’article L420-3 du Code de l’environnement.

CLIQUEZ ICI POUR SIGNER LA PÉTITION

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ANIMAL CROSS LANCE UN NOUVEAU SITE INTERNET SUR LA MALTRAITANCE ANIMALE !

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Animal Cross lance un nouveau site dédié à la maltraitance animaleCLIQUEZ ICI

L’objectif de ce site est de rendre facilement accessible la réglementation protégeant les animaux aux personnes témoins de mauvais traitements. En ayant connaissance des textes de loi, elles se sentiront plus fortes pour exiger le respect du droit auprès des diverses autorités chargées de faire respecter la réglementation. Elles y trouveront aussi des outils et modèles de lettres pour les aider.

Chacun d’entre nous devrait, doit ouvrir les yeux sur les conditions de vie des animaux autour de lui. Bien vite, il verra les souffrances que l’homme inflige aux animaux, chien enfermé sur un balcon, cheval sans eau, vache vivant dans une grande insalubrité, etc. La liste est longue. Ce site souhaiterait contribuer au fait que chaque personne puisse dénoncer la maltraitance animale.
Et plus nous serons nombreux à le faire, plus les animaux seront respectés et plus cela deviendra, jour après jour, année après année, une évidence pour tous.

unanimalnepleurepasLes animaux comptent sur nous, nous sommes leur voix, ne les décevons pas !

Ce nouveau site est un outil au service de toute la protection animale.
Amis des animaux : n’hésitez pas à le faire connaître et à le partager.
Lien du film publicitaire à partager

 

contact@animal-cross.org

https://www.animal-cross.org

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FACE AU CHANTAGE AUX SUBVENTIONS, LES PARCS RÉGIONAUX ACCEPTENT LA CENTRALE DE GARDANNE

Reporterre – le 4 octobre 2017 :

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Les parcs naturels du Luberon et du Verdon acceptent la centrale à biomasse de Gardanne à laquelle ils s’étaient opposés. Renonçant à leur plainte déposée en 2015. Quant à l’association FNE, elle réfléchit à sa position. La raison ? Parcs et association étaient menacés de se voir privés de subventions.

  • Valensole (Alpes-de-Haute-Provence), reportage

logo_newIls s’inquiétaient de l’impact du projet de centrale à biomasse de Gardanne (Bouches-du-Rhône) sur la forêt provençale et avaient porté leurs interrogations au tribunal. Las ! Après la menace aux subventions de la région Paca, les parcs régionaux du Verdon et du Luberon ont signé, vendredi 29 septembre, un protocole d’accord avec Uniper, le gestionnaire de la centrale, acceptant l’abandon des poursuites. Reporterre était présent lors de la signature des parcs et fait le récit de ce feuilleton très politique.

Dans les tuyaux depuis 2012, l’unité à biomasse de la centrale thermique de Provence aurait dû commencer sa production d’électricité fin 2014. Uniper, ancienne filiale d’E.ON, prévoit d’y brûler 850.000 tonnes de bois par an. Un gâchis environnemental selon de nombreux élus locaux, collectifs et associations écologistes, qui s’inquiètent de l’effet d’entraînement qu’aura cette usine sur « l’industrialisation de la forêt ». Localement, ce sont les nuisances sonores, les pollutions à cause des particules fines, des rotations de camion et des cendres qui sont critiquées.

La centrale thermique de Provence, à Gardanne (Bouches-du-Rhône).

Le 8 juin dernier, le tribunal administratif de Marseille rendait une décision sans précédent. Saisi en 2015 par les parcs naturels régionaux (PNR) du Luberon et du Verdon, des collectivités locales et des associations environnementales, il a estimé que l’étude d’impact du projet de conversion au bois, faite sur un rayon de 3 km autour de la centrale, était insuffisante. La justice donnait raison aux requérants en annulant l’autorisation d’exploitation et en imposant une nouvelle étude d’impact portant sur l’ensemble du périmètre d’où provient le bois. Voilà qui pourrait faire jurisprudence.

« En droit, on appelle cela du chantage »

Mais depuis, la préfecture des Bouches-du-Rhône a offert une autorisation provisoire de 9 mois à l’énergéticien pour continuer ses activités dans l’attente d’une mise en accord avec les termes du jugement.

Et de leur côté, Uniper et… Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique, ont fait appel de la décision de justice. De quoi doucher les écologistes mobilisés sur ce dossier.

Un nouveau coup de gourdin leur a été asséné avec les menaces de Renaud Muselier, président (LR) de la région Paca, dans un communiqué publié dès la parution du jugement :

« Il va de soi que nous ne pourrions pas continuer à accompagner des structures qui prendraient une position contraire à celle de la Région sur un projet d’une telle importance pour notre avenir collectif. Il est temps que chacun se ressaisisse et comprenne que

l’écologie n’est ni une doctrine ni une idéologie, mais doit être mise au service de l’économie pour faire de la croissance verte un atout et faire gagner la France. »

En clair : soit vous marchez avec la région et Uniper, soit on vous coupe les vivres. Un message adressé aux PNR du Luberon et du Verdon et à France nature environnement Paca (FNE Paca).

Sous l’ancienne majorité (PS, EELV, FG), la région s’était prononcée en faveur d’un moratoire sur le projet d’unité à biomasse, suivant en cela les PNR, qui s’inquiétaient d’une mobilisation trop importante de la ressource en bois au détriment des usages locaux et de la biodiversité.

Renaud Muselier, président de la région PACA : « L’écologie doit être mise au service de l’économie pour faire de la croissance verte. »

« Par le passé, nous avons eu des interlocuteurs avec lesquels nous étions en désaccord juridique sur des sujets particuliers, comme la THT Haute Durance, ce qui n’a pas entraîné pour autant l’arrêt de leur soutien », rappelle Gilles Marcel, président de FNE Paca. « Cette situation nouvelle s’inscrit dans une période difficile pour les associations, qui voient une baisse globale du soutien des institutions », ajoute l’écologiste, qui s’inquiète d’une « situation délicate » mettant en danger la dizaine d’emplois de la fédération FNE régionale. Elle a été reçue au conseil régional au cours de l’été pour envisager un protocole d’accord avec la région et Uniper. « Nous souhaitons le redémarrage d’une relation normale avec la région. Nous avons la volonté de nous engager dans le protocole d’accord, mais on ne signera rien si c’est contraire à nos convictions, à savoir défendre l’intérêt général et la santé des populations », plaide Gilles Marcel. Sur le fond, le président de FNE Paca reste convaincu que l’unité à biomasse de la centrale de Gardanne « reste un projet d’une autre époque. Ce n’est pas comme cela que l’on entend la biomasse, mais plutôt en valorisant les chaufferies locales ».

« Avec 70 à 80% de notre budget qui dépend de la région, comment voulez-vous que l’on ait la capacité de décider ? » s’indigne un élu du parc du Verdon. « En droit, on appelle cela du chantage. Mais nous allons y mettre les formes pour exprimer notre désaccord, sans oublier qu’il n’y a eu aucune concertation depuis le début sur ce dossier », exprime un autre délégué du parc du Verdon.

Ce vendredi 29 septembre, les deux PNR du Luberon et du Verdon ont réuni un comité syndical spécial commun dans la salle polyvalente du village de Valensole (Alpes-de-Haute-Provence), situé sur le territoire du PNR du Verdon. L’unique question à l’ordre du jour, posée à la soixantaine de délégués présents, étant la « suite à donner » sur le dossier de la centrale à bois : s’engager dans un protocole d’accord quadripartite (Luberon, Verdon, région, Uniper) ou poursuivre les actions en justice [1]. La réunion était ouverte au public, mais sans que la presse ait reçu d’invitation. Seul média présent, Reporterre.

Le protocole d’accord entre Uniper et les parcs naturels régionaux du Luberon et du Verdon.

Le protocole prévoit l’encadrement de l’étude d’impact conformément aux critères du programme national de la forêt et du bois. Uniper s’engage à faire œuvre de transparence en informant les parcs, « une fois l’an, à l’échelle communale, les quantités de bois déclarées par ses fournisseurs » sur les territoires concernés. En contrepartie, les PNR abandonnent toute action en justice. Les quatre parties s’engagent à l’animation de la filière bois locale, qui valoriserait le sylvopastoralisme en répondant aux « difficultés en raison de la fermeture progressive des milieux », respecterait les paysages et la biodiversité et aiderait la politique de lutte contre les incendies. L’étude d’impact est prévue pour un temps très court, jusqu’au 22 décembre, « délai réglementaire et temps de transmission aux services de l’État » compris. Les parties s’engagent pour 3 ans, avec la possibilité de rompre leur participation si elles jugent que les conditions du protocole ne sont pas respectées.

« Nous nous réunissons pour une décision importante pour nos territoires et nos structures. L’exécutif régional a souhaité se placer en médiateur. Nous avons travaillé cet été avec les services régionaux pour sortir d’un blocage », expose en ouverture Bernard Clap, président du parc du Verdon et maire de Trigance, dans le Var. « Le protocole nous fait certes renoncer à nos actions juridiques, mais inscrit le respect de chacun que nous demandons », poursuit la présidente du PNR du Luberon, Dominique Santoni, maire (LR) d’Apt, dans le Vaucluse. « On a passé quelques mois un peu compliqués, dit Éliane Bareille, conseillère régionale (LR) des Alpes-de-Haute-Provence, qui représente la région au PNR du Verdon ; mais tous ensemble nous avons eu la volonté de trouver des solutions et de répondre à une gestion transparente et durable de la ressource locale qui sera un levier pour un développement équilibré du territoire, pour l’approvisionnement durable des différentes filières et la reconquête de la biodiversité ».

« La forêt de Provence ne tiendra pas le choc » 

Puis la parole est laissée aux représentants d’Uniper. Jean-Michel Trotignon, chargé des relations institutionnelles pour Uniper France, entend « balayer les problèmes que nous rencontrons et ramener un certain nombre d’infos ».

Son argumentaire invoque la « transition »

pour « abandonner l’ancien monde, passer du fossile au renouvelable. On ne prétendra jamais que pour les 80 ans à venir l’ensemble de l’électricité devra se faire en biomasse », se veut-il rassurant. Dans un long exposé appuyé d’un PowerPoint, Jean-Michel Trotignon et Gilles Martinez, ingénieur forestier chez Uniper, tentent de désamorcer les critiques. « Nous avons un modèle économique innovant, autre que celui de la papeterie, qui amènera des retombées économiques dans les territoires ruraux », affirme Gilles Martinez. « Le plan d’approvisionnement se compose à 20 % de bois de coupe en forêt méditerranéenne, sur Paca et Languedoc-Roussillon, soit un rayon de 250 km autour de la centrale, 10 % de recyclage, 55% d’importation et 15 % de plaquettes d’élagage », poursuit Jean-Michel Trotignon. Un engagement sur les dix premières années avant que l’importation ne soit abandonnée les dix années suivantes.

Le bois d’importation vient d’Espagne et du Brésil. « Rassurez-vous, ce n’est pas du bois issu de la déforestation, mais de plantations d’eucalyptus certifiées », précise Jean-Michel Trotignon. Une monoculture d’eucalyptus qui accueille des plants transgéniques, qui s’est faite sur une partie de l’Amazonie déforestée et sur la destruction de la savane du Cerrado. Signe que la certification PEFC ou FSC, sur l’ensemble des bois pour Uniper, ne garantit rien. Si les deux hommes souhaitent exposer des bonnes pratiques, présentées comme nouvelles, en réalité le modèle d’E.ON puis d’Uniper n’a pas évolué. Dans les propos de Jean-Michel Trotignon, seul le périmètre d’approvisionnement local, initialement de 400 km, a changé.

Le rayon d’approvisionnement de la centrale de Gardanne.

Uniper finit par se retirer de la salle pour laisser débattre les élus des parcs. Il ne reste que 25 minutes du temps imparti. « Uniper fait ce qu’il aurait dû faire au dépôt de son dossier, donc quelle garantie avons-nous de la part de cette entreprise ? Pour quelle raison tient-on à la suppression de la possibilité d’agir en justice ? La part belle est faite à Uniper au détriment des parcs. Ce n’est pas un protocole où les parties sont à égalité », affirme Alain Deille, délégué au PNR du Luberon et maire d’Oppède (Vaucluse). L’intervention est applaudie par les deux tiers de l’assistance. Pour Pierre Pessemesse, le représentant de Sivergues (Vaucluse) au sein du PNR du Luberon et « propriétaire forestier de 300 hectares », le projet « n’a pas beaucoup d’impact. Il y a trop de bois, on peut prélever ». « Les déchets verts sont un problème pour beaucoup de nos territoires. La centrale apporte des solutions pour leur gestion », pense Bénédicte Martin, conseillère régionale (LR) du Vaucluse et représentante au PNR du Luberon. Ces deux interventions sont applaudies par l’autre tiers de l’assemblée. « Les critiques sont mesurées. Si nous avions écrit ce protocole, il ne serait pas celui-là, dit Paul Corbier, représentant de Saint-Julien-du-Verdon et vice-président du parc, en guise de résumé du débat. Mais après le clash entre la région et les parcs, le dialogue est renoué. Certes, le protocole n’est pas satisfaisant à 100%, mais je voterai pour, comme vote d’approbation de notre président », semble-t-il se satisfaire. Malgré les désapprobations marquées, la décision rendue par les votes engage les parcs dans le protocole : à l’unanimité moins 5 abstentions du côté du Verdon ; 31 pour, 11 contre et 7 abstentions pour le Luberon. « Il est évident que nous aurons un regard vigilant. Je m’engage à assurer que le protocole soit assumé, c’est un message pour la région et pour Uniper », avertit le président du PNR du Verdon en guise de conclusion.

Le passage en force de la région est à comprendre aussi dans un contexte où les exécutifs régionaux de droite mènent des politiques antiécologistes et lâchent les associations environnementales. À l’image d’un Laurent Wauquiez, chef de file des Républicains, qui se fait pilote en la matière dans sa région Auvergne — Rhône-Alpes. « C’est une offensive généralisée contre les PNR, que la droite n’aime pas », commente Nicholas Bell, de l’association SOS Forêt du Sud.

À Gardanne, la cheminée de la tranche biomasse fume en continu depuis plusieurs jours. « Nous en sommes à la phase finale des tests. Nous avons déjà fourni de l’électricité au réseau. La mise en service est prévue pour les prochaines semaines », explique Jean-Michel Trotignon. « La forêt de Provence ne tiendra pas le choc. Si l’étude d’impact est bien faite, elle remettra en cause l’autorisation d’exploitation », juge Martine Vallon, de FNE 04. La fédération des Alpes-de-Haute-Provence poursuit les actions en justice. Tout comme, notamment, l’Association de lutte contre les nuisances et la pollution (ALNP), animée par les riverains de la centrale. Début 2018, l’appel ouvrira le jugement sur le fond du dossier.


Les présidences des parcs du Luberon et du Verdon n’ont pas souhaité que Reporterre photographie la réunion du comité syndical spécial tenu à Valensole le vendredi 29 septembre.

Larressore (64) : DES VOLONTAIRES RECHERCHÉS POUR INSTALLER DES NICHOIRS à CHOUETTE CHEVÊCHE

Sud-Ouest – le 12/10/2017 :

De la taille d’un merle, la chevêche d’Athéna est de couleur brun roux, ponctuée de taches crème à l’exception de sa gorge claire.

La population de ce tout petit rapace décline. Des stagiaires de l’association Hegalaldia appellent à l’aide.

Des stagiaires de l’association Hegalaldia, qui est un centre de sauvegarde de la faune sauvage situé à Ustaritz mettent en place des projets, dont le PLAAN (Plan local d’action Athene noctua).

Il s’agit de mobiliser la population de Larressore sur la conservation et le renforcement des populations de la chouette chevêche d’Athéna (Athene noctua), une des plus petites espèces de rapaces nocturnes d’Europe (20 à 26 cm, soit la taille d’un merle).

Renforcer les populations existantes

Pour enrayer leur déclin, ce projet vise à renforcer et à conserver les populations existantes sur Larressore, en installant des nichoirs dans des parcelles ou directement sur des maisons ou bâtiments.

Les stagiaires cherchent des personnes volontaires pour les installer sur les secteurs de Basseboure, Agara, Lokataetxeberria et de Bordaberriko Bidea, (endroit où celles-ci ont été entendues). A noter, les propositions sur d’autres secteurs sont les bienvenues.

Renseignements au 05.59.43.08.51 ou au 06.76.83.13.31 ou par mail cheveches@hegalaldia.org


BLE archives :

La chouette chevêche de plus en plus menacée

Hier encore, son chant animait la plaine et interrogeait la nuit à l’arrivée du printemps. La petite chouette chevêche, moins de 30 cm de long pour à peine 160 grammes, est malheureusement en passe de disparaître de nos contrées. Elle s’accommode ainsi plutôt bien à la présence humaine et se laisse souvent admirer en plein jour, nichée dans une cavité du gros tronc d’un saule têtards sur les bords d’une rivière, perchée sur une branche d’un vieux pommier tordu au milieu d’une prairie à l’orée des bois, ou encore sur un piquet de parc voire même le faîte d’un toit un peu délabré. En outre, la chouette chevêche est très précieuse pour l’agriculteur. Les analyses des pelotes de réjection qu’abandonne la chevêche après ses repas montrent en effet que plus de 70 % de ses proies concernent le campagnol des champs. Quand on sait les dégâts que peut commettre ce rongeur quand il prolifère dans les cultures… Pourtant c’est ce même rouleau compresseur ingrat de l’agriculture productiviste qui menace aujourd’hui la protégée de la déesse Athéna. Les remembrements effectués font ainsi de plus en plus disparaître les haies de prunelliers et d’aubépines, mais aussi les vergers traditionnels et les rangées de saules têtards. À ce triste bilan, il faut encore ajouter les pesticides qui tuent les gros insectes dont se nourrit la belle de nuit en été. Enfin, l’extension de la culture du maïs n’arrange en rien les choses, dans la mesure où les campagnols ne prolifèrent guère dans ces cultures… 

Habitat

La chouette chevêche est un oiseau de bocage que l’on peut rencontrer un peu partout (sauf dans les boisements denses), et en général toujours à proximité des cultures et des prairies. On la rencontre notamment dans les milieux ouverts et cultivés comme les vergers où elle niche dans les cavités des vieux arbres d’où son nom de « chouette des pommiers ». On la trouve aussi dans les clapas, dans les bosquets, les trous de murs, les nichoirs — à condition qu’ils soient dans l’obscurité. Elle reste fidèle au même logement d’année en année et peut même nicher dans des terriers de lapin.


LPO – Ligue pour le Protection des Oiseaux :

Menaces :

Plusieurs causes ont été identifiées pour expliquer le déclin de l’espèce en France.

Destruction de l’habitat

L’évolution de l’agriculture pendant la seconde moitié du 20° siècle a particulièrement eu des conséquences néfastes :

  • La pratique du remembrement, par la disparition de centaines de linéaire de haies, a fait diminuer le nombre d’arbres à cavités présents,
  • La régression des vergers traditionnels a aussi fait disparaitre les arbres à cavités,
  • La mise en culture des prairies a fait fortement diminuer la quantité de proies disponibles.

De plus, l’urbanisation et la rénovation des vieux bâtiments (offrant des cavités) a aussi fait baissé le nombre de sites de nidification disponibles.

Pollutions

Les pollutions liées d’une part à l’utilisation de pesticides agricoles provoquent une raréfaction en proies. D’autre part, la Chevêche étant un prédateur, elle est située au sommet de la chaîne alimentaire. Par conséquent, elle peut souffrir d’empoisonnements, du fait de l’accumulation des substances toxiques. Les substances concernées sont souvent les métaux lourds et hydrocarbures qui ont des impacts sur le taux d’éclosion.

Collisions routières

La chevêche, comme beaucoup d’autres espèces (rapaces nocturnes, hérissons, batraciens…) est victime de collisions avec les voitures. Une route suffit à créer une hécatombe. Les victimes comptent autant les jeunes, inexpérimentés, qui explorent les abords du nid, que les adultes lorsqu’ils chassent pour nourrir leurs petits. Cette sensibilité des chevêches à la circulation routière est due à leur type de chasse, caractérisé par un vol de faible altitude d’un perchoir à un autre.
De plus, la chevêche aime les végétations rases où la chasse est plus facile. Les talus et fossés routiers tout juste fauchés au printemps deviennent ainsi des milieux très attractifs pour elle. Le risque de collision est alors très important quand on sait qu’une voiture est dangereuse à partir de 60 km/h.
Dans certains secteurs, la mortalité routière est telle que le remplacement des générations n’est plus assuré. Localement, les populations diminuent, pour s’éteindre à long terme. Cette disparition d’adultes laisse des territoires disponibles pour des jeunes issus de zones périphériques moins menacées mais saturées fautes de possibilités de nidification. Les jeunes installés dans ces territoires vacants sont à leur tour victime des voitures. On peut alors parler de « puits biologiques » !
Enfin la fragmentation des populations réduisant les échanges entre individus augmente les risques de consanguinité des petites populations isolées (GENOT, 1990 ; LECOMTE, 1995 ; LETTY et al. 2001).

Les poteaux métalliques creux

Les poteaux téléphoniques creux en métal sont de véritables pièges pour les oiseaux cavernicoles ou cavicoles qui pénètrent à l’intérieur, ne peuvent en sortir et y meurent prisonniers (mésanges, sitelles, chevêches d’Athéna et chouettes hulottes…). Une des solutions consiste à poser des bouchons à l’intérieur des poteaux ou poser un chapeau au sommet pour supprimer le risque de pénétration des chevêches, et donc, écarter le danger.

Les abreuvoirs

De 20 à 25 % des jeunes d’une année peuvent se noyer dans des abreuvoirs à bétail. Une fois tombé dans l’eau, impossible pour l’oiseau de remonter car les bords des vieilles baignoires ou de bidons, trop abrupts, sont dépourvus d’aspérités. Pour résoudre ce problème, il existe des dispositifs anti-noyades appelés aussi échappatoire d’abreuvoir.

Les cheminées

Une fois capables de voler, certains poussins utilisent les cheminées comme gîte diurne et finissent par tomber au fond des conduits. La solution est tout simplement de grillager ces entrées de cheminées.


Quelle est la différence entre les chouettes et les hiboux ?


A reconnaître d’une :

CHOUETTE HULOTTE : Cliquez ici

CHOUETTE HULOTTE djweb_hulotte_romain_sordello.jpg

CHOUETTE EFFRAIE : Vidéo 1Vidéo 2

CHOUETTE EFFRAIE - barn-owl

LES PESTICIDES UNE NOUVELLE FOIS MIS EN CAUSE DANS LA MALADIE DE PARKINSON

Le Figaro – le 23/10/2017 :

Une récente étude montre que cette maladie touche davantage les agriculteurs et les riverains des terrains agricoles que le reste de la population.

Quel est le point commun entre les agriculteurs et les riverains des terrains agricoles? Ils ont un risque accru de développer une maladie de Parkinson! Selon deux études récemment publiées par une équipe de chercheurs français, ces personnes ont un risque un peu plus élevé, respectivement de 13% et 8,5% d’être atteintes par cette maladie neurodégénérative. Chez les agriculteurs retraités (60-84 ans), cette différence est encore plus marquée puisqu’ils sont 18% de plus à souffrir de la maladie par rapport aux personnes de leur tranche d’âge. Les scientifiques pointent du doigt l’exposition élevée aux pesticides de ces populations, dont certains sont connus pour leurs propriétés neurotoxiques.

Maladie professionnelle

Depuis 2012, l’exposition aux pesticides est d’ailleurs considérée en France comme un facteur de risque de la maladie de Parkinson. La maladie peut même être reconnue comme une maladie professionnelle des professions agricoles. Pourtant, jusqu’à récemment, aucune étude n’avait encore exploré l’incidence (le nombre de nouveaux cas par an) de cette maladie chez les exploitants agricoles en France. C’est précisément le sujet qu’a choisi d’étudier Sofiane Kab lors de sa thèse de Santé publique et d’épidémiologie.

Son travail, réalisé en collaboration avec des chercheurs de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), a donné lieu à la publication de deux études dans des revues internationales. Pour parvenir à ces résultats, le jeune chercheur et ses collègues ont comparé les données de la Mutualité sociale agricole – un régime d’assurance maladie spécifique du monde agricole – avec celles des autres régimes de l’assurance maladie.

«Il faut rester prudent car la maladie de Parkinson est multifactorielle, met en garde le Dr Alexis Elbaz, neurologue, épidémiologiste à l’Inserm et directeur de la thèse de Sofiane Kab. Pour le moment, on peut seulement dire que la maladie de Parkinson est un peu plus fréquente chez les agriculteurs, probablement à cause de leur exposition à des hauts niveaux de pesticides. Mais il existe peut-être d’autres facteurs de risque». Les données suggèrent également une possible association, certes moins significative que pour Parkinson, avec la maladie de Charcot (également appelée sclérose latérale amyotrophique).

Le cas de la viticulture

Sofiane Kab et ses collègues sont allés encore plus loin, en se demandant si une exposition non professionnelle à plus faible dose telle qu’elle existe en milieu rural jouait un rôle dans la survenue de Parkinson. «La fréquence de cette maladie est effectivement un peu plus élevée au sein des riverains qui vivent dans les cantons où il y a le plus de terres agricoles, en particulier dans ceux où la proportion de terres agricoles allouées à la viticulture est la plus importante», explique Alexis Elbaz. La viticulture est l’une des cultures qui nécessite le plus de pesticides. «Mais ces résultats demandent à être confirmés par des études plus précises auprès des personnes», poursuit-il. «Et la maladie de Parkinson reste une maladie peu fréquente et l’augmentation de risque observée est faible».

C’est en 1983 qu’un lien entre la maladie de Parkinson et les pesticides a été détecté pour la première fois, de façon totalement fortuite. Cette année-là, la Californie a fait face à une «épidémie» de syndromes parkinsoniens survenue chez de jeunes toxicomanes. Ces derniers avaient tous consommé une drogue frelatée par le MPTP, une neurotoxine qui, en détruisant certains neurones, provoque les symptômes permanents de la maladie de Parkinson . À l’époque, les scientifiques avaient remarqué que la structure du MPTP était très proche de celle d’un herbicide, le paraquat. Par la suite, de nombreuses études internationales ont confirmé l’existence d’un lien entre l’exposition professionnelle aux pesticides et la maladie de Parkinson.

D’autres études s’apprêtent à être lancées par l’Inserm, en collaboration avec Santé Publique France, afin d’identifier les pesticides qui pourraient être à l’origine d’un risque augmenté de maladie de Parkinson.

Sources:

Kab S, Moisan F, Elbaz A. Farming and incidence of motor neuron disease: French nationwide Study . Eur J Neurol. 2017;24(9):1191-5.

Kab S, Spinosi J, Chaperon L, Dugravot A, Singh-Manoux A, Moisan F, Elbaz A.Agricultural activities and the incidence of Parkinson’s disease in the general French population . Eur J Epidemiol 2017;32(3):203-16.

Sofiane Kab. Relation entre les caractéristiques agricoles et deux maladies neurodégénératives, la maladie de Parkinson et la sclérose latérale amyotrophique . Thèse de doctorat de Santé publique et d’épidémiologie.

BAYONNE : LES PÊCHEURS DU GAVE D’OLORON ONT DÉPOSÉ PLAINTE CONTRE LES PÊCHEURS AU FILET BAYONNAIS

Sud-Ouest – le :

Bayonne : les pêcheurs du gave d’Oloron ont déposé plainte contre les pêcheurs au filet bayonnais

Fédérations de pêche et élus béarnais ensemble contre la pêche au filet dans l’estuaire.Photo Jean-Pierre Dupré

Las de ne pas voir la situation avancer, les Béarnais ont déposé plainte ce vendredi à Bayonne contre les pêcheurs au filet qu’ils accusent de perturber la remontée des poissons

La menace est passée à exécution. Les pêcheurs béarnais au premier rang desquels l’AAPPMA du gave d’Oloron ont déposé plainte ce vendredi matin auprès du procureur de Bayonne.

Une quinzaine d’associations dont la fédération de pêche du 64 s’associent à cette démarche. « Une grande partie des aloses, truites, saumons et lamproies n’accèdent plus au gave à cause de cette pêche estuarienne« , expliquait, à Sauveterre, le président de l’AAPPMA d’Oloron, Jacques Gjini.

De nombreux élus du Béarn des Gaves sont aussi associés à cette plainte contre ce qu’il considère être une menace sur l’activité économique de leurs rivières. « Cette action n’est que la moitié du chemin car il faudrait interdire la pêche aux filets dans toutes les rivières« , milite Jean Labour, président de la communauté du Béarn des gaves.


Sud-Ouest – le

Les pêcheurs béarnais unis pour l’économie locale

Plus de quinze associations ont déposé plainte, vendredi, contre la pêche professionnelle au filet dans le port de Bayonne. Une décision qui intervient après de longues négociations, a expliqué, le président de l’AAPPMA d’Oloron , lors d’une rencontre à Sauveterre. « Depuis des années, des marins pêcheurs pratiquent la pêche illégalement dans la zone administrative portuaire de Bayonne », plaide Jacques Gjini.

Pêche dans les Gaves et l’Adour : la plainte et la défense

Olivier Azarete (ici à la pêche à la pibale) représente les pêcheurs de l’estuaire de l’Adour.

BASSIN DE LACQ : UNE SOLUTION EN SOUFFRANCE

Sud-Ouest – le :

malgre-les-analyses-et-dispositions-realises-depuis-deux-an

Malgré les analyses et dispositions réalisés depuis deux ans par les industriels, des riverains se plaignent toujours de troubles respiratoires et de brûlures de la peau

« Ce n’est pas un simple problème d’odeurs nauséabondes, mais de santé »,

martèle Gilles Cassou, président de l’Arsil (Association des riverains des sites industriels du bassin de Lacq). Depuis trois ans, des familles du bassin industriel se plaignent d’impacts respiratoires et cutanés


Bassin de Lacq (64) : 100 RIVERAINS MANIFESTENT CONTRE LES NUISANCES RESPIRATOIRES

Sud-Ouest – le :

Bassin de Lacq (64) : 100 riverains manifestent contre les nuisances respiratoires

Une centaine de riverains des sites industriels de Lacq ont répondu présents ce vendredi matin

Deux associations, ARSIL (association de riverains) et Sepanso 64 (agréée protection de l’environnement) avaient appelé à manifester ce vendredi « pour que cessent les émanations qui nuisent depuis plus de trois ans à la santé de riverains, de salariés et à l’environnement ».

Picotements et démangeaisons

Une centaine de riverains des sites industriels de Lacq ont répondu présents ce vendredi matin. Après une distribution de tracts à 7 heures, les manifestants ont entamé une marche sur la D817 qui traverse le bassin de Lacq à 10 h 30. Ils doivent rejoindre le restaurant d’entreprises ce midi.

Plusieurs riverains se sont plaints ces derniers mois de picotements et démangeaisons. Les entreprises ont procédé à des ajustements mais

les riverains condamnent le fait « qu’elles n’ont toujours pas permis d’identifier les causes/sources de ces pollutions de l’air ».

En fin de matinée, ils étaient devant le site d'Induslacq

Les riverains en appellent aux élus et à la responsabilité des industriels

Les riverains en appellent aux élus et à la responsabilité des industriels